Chers adhérents, sympathisants, partenaires,
Vous trouverez ci-joint le rapport spécial sur les « Faux positifs » 2010 : il s’agit de l’assassinats de citoyens lambdas (exécutions extrajudiciaires) perpétrés par l’armée colombienne qui les présente ensuite comme des guérilleros morts au combat, et ce, dans le but de montrer des chiffres et d’obtenir des avantages.
Ce rapport met en avant le fait qu’en Colombie, la pratique d’exécutions extrajudiciaires n’a pas cessé. Au contraire, en 2010 on constate une augmentation inquiétante par rapport aux chiffres de l’année 2009 (58.3 % de cas et 69.5% de victimes et de plaintes enregistrées). Ceci conduit à penser que les mesures prises par le gouvernement national en 2008 doivent être renforcées de façon à garantir un meilleur contrôle de ce type d’infractions de
la part de l’Armée colombienne et donc, des garanties effectives doivent être mises en place pour éviter la répétition de ces crimes.
La totalité de cas et des victimes enregistrés entre 2001 et 2010 par la Base des Données des Droits de l’Homme et Violence Politique de CINEP/PP s’élève à : 562 cas et 1119 victimes. Ces victimes ont vécu différents types de violations des Droits de l’Homme : 887 victimes correspondent à des exécutions extrajudiciaires, 87 victimes de torture, 36 victimes de blessures graves, 41 victimes de menaces individuelles, 63 victimes des disparitions forcées et 214 victimes de détention arbitraire.
Le panorama des recherches et des enquêtes judiciaires est préoccupant étant donné les périodes pendant lesquelles elles se sont déroulées, l’état actuel des procès et les maigres résultats obtenus eu égard le nombre de cas enregistrés à ce jour.
Pour 2010, il faut ajouter à ce bilan, le recul significatif de la collaboration de la Justice Pénale Militaire avec la Justice Ordinaire, le fait que certains assassinats arrivent à prescription, le fait que de nombreux militaires jugés et condamnés pour graves violations du Droit International Humanitaire sont toujours en service et l’absence de mesures pour protéger les familles de victimes, les témoins, les juges d’instruction et les magistrats.
En vous souhaitant une bonne lecture, veuillez noter que ce rapport est en espagnol.


Solidarité
FAL33 accompagne ses partenaires latino-américains par le biais d’échanges de savoir faire entre les différents acteurs français et latino-américains. L’association s’implique dans l’éducation au développement durable auprès des établissements scolaires ; informe les hommes politiques et les acteurs du milieu associatif sur les initiatives locales de ses partenaires ; fait connaître la situation des droits de l’Homme dans ces pays.