AccueilDroits de l'homme en Colombie

Solidarité

Alors que les médias parlent peu de l'Amérique latine ou la réduisent à un défilé haut en couleurs d'assassinats politiques, de violences multiples, de catastrophes naturelles, nous voulons montrer la réalité de ces peuples dynamiques, qui se battent, avec courage, contre l'injustice et la misère, qui inventent des systèmes démocratiques originaux, qui écrivent leur propre histoire à l'ombre d'une culture qui force l'admiration.

FAL33 accompagne ses partenaires latino-américains par le biais d’échanges de savoir faire entre les différents acteurs français et latino-américains. L’association s’implique dans l’éducation au développement durable auprès des établissements scolaires ; informe les hommes politiques et les acteurs du milieu associatif sur les initiatives locales de ses partenaires ; fait connaître la situation des droits de l’Homme dans ces pays.

Campagne pour les droits humains en Colombie

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Depuis 2005, FAL33 est engagé pour le respect des tous les droits humains en Colombie. FAL33 participe ainsi à plusieurs campagnes sur la Colombie (avec d’autres associations françaises et colombiennes), en relayant à niveau local (en Aquitaine) les informations ainsi que les dénonciations faites par les défenseurs des droits de l’Homme en Colombie.

Après avoir organisé pendant plusieurs années des débats et des projections sur les droits de l’Homme en Colombie en présence de juristes colombiens, FAL 33 a participé en octobre 2007 à la Mission Internationale d’Observation des Exécutions Extrajudiciaires et de l’Impunité en Colombie. La journaliste Françoise Escarpit a assisté à cette mission au nom de l’association en tant qu’observatrice. Elle était accompagnée d’une cinéaste membre de notre comité, Samanta Yépez, partie filmer la mission.

A cette occasion, les observateurs ont recueilli les témoignages des familles de  victimes de ces exécutions. Les membres de la mission ont également rencontré les autorités civiles, juridiques et militaires au niveau national, régional et local. Les conclusions de la mission ont été rendues publiques lors d’une conférence de presse à Bogota ; un rapport a été remis aux autorités colombiennes et internationales et une campagne d’information sur ce sujet a été engagée en 2009.

 

LETTRE OUVERTE au Président colombien Juan Manuel SANTOS concernant la sécurité du député Ivan CEPEDA CASTRO, signée par 21 députés éuropéens.

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Parlement européen, Strasbourg, 27 octobre 2011

 

Docteur Juan Manuel Santos Calderón

Président de la République de Colombie

Palais de Nariño

Bogota, Colombie

 

Monsieur le Président,

Par le présent courrier, nous souhaitons exprimer notre profonde inquiétude et solliciter de manière respectueuse votre intervention rapide en ce qui concerne la sécurité d’Ivan Cepeda Castro, représentant à la Chambre du Pôle Démocratique Alternatif (PDA) et des personnes qui collaborent à son important travail en faveur de la justice et de la démocratie en Colombie.

Petit à petit, la justice colombienne a élucidé des affaires comme celle du sénateur Manuel Cepeda Vargas, le propre père du député Ivan Cepeda, qui a été lâchement assassiné par un groupe paramilitaire le 9 août 1994, sur l’instigation d’un haut fonctionnaire du DAS récemment emprisonné.

Mais désormais Ivan Cepeda castro, fondateur du MOVICE (mouvement de soutien aux victimes de crimes d’Etat), qui a subi l’exil et est un défenseur des droits de l’homme reconnu, est devenu récemment la cible de nombreuses menaces et a été victime d’une tentative d’assassinat. Monsieur José Obdulio Gaviria Escobar l’a désigné dans un article récent comme lié aux FARC, ce qui est une accusation classique pour signaler une future victime aux assassins.

Avec un courage immense, Iván Cepeda Castro a livré à la justice colombienne et révélé au public des témoignages inestimables qui démontrent comment des membres de l’ancien gouvernement du Docteur Álvaro Uribe Vélez, et l’ancien président lui-même, ont soutenu les groupes paramilitaires et ont travaillé avec eux de manière étroite.

Mais ces apports essentiels à la défense de la démocratie en Colombie ont mis le député Iván Cepeda et ceux qui collaborent avec lui en grand danger.

C’est pour cette raison que nous solicitons votre intervention urgente, pour que le député Iván Cepeda Castro, les témoins, les avocats et les juges qui avec un grand courage font progresser la justice et la démocratie en Colombie reçoivent de votre part, en tant qu’autorité la plus haute de la Colombie, et de votre gouvernement, un soutien politique visible, et qu’ils soient couverts par des mesures de protection adéquates et concrètes pour protéger leur intégrité physique et leur droit à vivre en Colombie.

Recevez, monsieur le président, l’expression de nos salutations distinguées,

1.  Helmut Scholz

2.  Bernd Lange

3.  Paul Murphy

4.  Richard Howitt

5.  Ole Christensen

6.   Jürgen Klute

7.   Jan Berman

8.   Ana Gomes

9.   Catherine Bearder

10. Marie-Chrsitine Vergiat

11. Wolfgang Kreissl-Dorfler

12. Willy Meyer-Pleite

13. Maria Matias

14. Miguel Portas

15. Bairbre de Brun

16. Soren Sondergaard

17. Elie Hoarau

18. Joao Ferreira

19. Ulrike Lunacek

20. Catherine Grèze

21. Rui Tavares

 

Rapport spécial sur les « Faux positifs » 2010

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Chers adhérents, sympathisants, partenaires,

 Vous trouverez ci-joint le rapport spécial sur les « Faux positifs » 2010 : il s’agit de l’assassinats de citoyens lambdas (exécutions extrajudiciaires) perpétrés par l’armée colombienne qui les présente ensuite comme des guérilleros morts au combat, et ce, dans le but de montrer des chiffres et d’obtenir des avantages.

 

Ce rapport met en avant le fait qu’en Colombie, la pratique d’exécutions extrajudiciaires n’a pas cessé. Au contraire, en 2010 on constate une augmentation inquiétante par rapport aux chiffres de l’année 2009 (58.3 % de cas et 69.5%  de victimes et de plaintes enregistrées). Ceci conduit à penser que les mesures prises par le gouvernement national en 2008 doivent être renforcées de façon à garantir un meilleur contrôle de ce type d’infractions de

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Alvaro Uribe Persona Non Grata à Metz

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La nomination de Alvaro Uribe, ancien président de la Colombie, au titre de
Professeur des Universités à l'Ecole Nationale d'Ingénieurs de Metz - l'ENIM, avait suscité des réactions indignées que ce soit en France ou au-delà.

 

 

Communiqué de presse // 31 mars 2011

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Accord commercial entre l’Union européenne,
la Colombie et le Pérou :

Une campagne pour le NON

 

Une délégation colombienne et péruvienne de syndicalistes et de défenseurs des droits de l’Homme est actuellement en Europe pour faire entendre les multiples voix qui s’opposent à la ratification d’un Accord de libre-échange entre l’Union européenne, la Colombie et le Pérou, et en expliquer les raisons. Cet accord aura de lourdes conséquences pour les droits de l’Homme, les travailleurs, les peuples indigènes et l’environnement dans ces pays. Cet accord viendra, en outre, légitimer les gouvernements de Colombie et du Pérou qui perpétuent un climat d'impunité face aux graves violations aux droits de l’Homme commises dans ces pays.

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Genèse de la disparition forcée en Colombie

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Genèse de la disparition forcée en Colombie                                                                                                                        

Jeudi 16 septembre 2010 – MOVICE

Version française : Christophe Kenderian

 Les premières disparitions forcées se produisent à la fin des années 70’ en Colombie, dirigées contre des militants reconnus de gauche (syndicalistes, étudiants, intellectuels, entre autres), des partis politiques d’opposition comme le Parti Communiste, ou des membres d’organisations insurgées capturés en dehors des combats. À cette époque, on en sait très peu sur ce genre de crime, il n’est pas considéré comme un acte criminel dans le pays. Les autorités judiciaires et politiques le justifient en signalant simplement qu’il s’agit de personnes disparues ou qui ont décidé d’intégrer des groupes insurgés. Depuis, des informations concernant les victimes ont été recueillies, la plupart du temps par des organisations de défense des droits humains qui ont enregistré de nombreux cas dans leurs bases de données, mais ceux-ci restent dans la plus totale impunité.

Cette pratique de la disparition forcée coïncide avec la mise en circulation de manuels d’opération militaire définis par le décret 1 537 de 1974, connu sous le nom de Stratégie de Défense et Sécurité Nationale, et le décret 1 923 de 1978 qui élargit les compétences de la force publique au jugement des civils et octroie des pouvoirs judiciaires à la police.

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27.300 cas de disparition forcée

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Le 27/03/2011 à 14:36

Antonio Caballero. in SEMANA. Samedi 26 mars 2011

Traduction CPCP

Colombie : Le procureur de la République enquête sur 27.300 cas de disparition forcée. C’est plus que ceux commis en Argentine et au Chili pendant les années de plomb des dictatures militaires.

Avec les 3 assassinats de cette semaine – un à Turbo, un autre à San Onofre, un autre à San José de Apartadó- ce sont en tout cinquante leaders paysans engagés dans la lutte pour la récupération des terres usurpées qui ont été assassinés ces trois dernières années.

Christian Salazar, délégué de l’ONU en Colombie pour les Droits de l’Homme, a donné il y a quelques jours une information terrifiante mais qui n’a manifestement fait froid dans le dos à presque personne : ...

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lettre de protestation

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Lettre de protestation de parlementaires français et européens suite à la nomination de M. Alvaro Uribe en France

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Nous, parlementaires français et européens, tenons à faire part de notre indignation suite à la nomination de l'ex-président colombien M. Alvaro Uribe Velez comme enseignant à l'École Nationale d'Ingénieurs de Metz (ENIM), en contre-partie des contrats juteux passés entre cette institution éducative et l'Etat colombien.

L'Union européenne et la France se revendiquent de la défense des droits de l'homme. Ce serait ajouter une nouvelle incohérence à l'accomplissement de ces objectifs politiques, et ce serait rendre un bien mauvais service à l'éducation de jeunes européens que d'accepter une telle nomination.

Nous tenons à rappeler le bilan des mandats de Monsieur Uribe en termes de droits de l'homme :

  • M. Uribe a mis en place une politique controversée dite de "sécurité démocratique" visant officiellement à lutter contre l’insécurité et renforcer l’Etat de droit. Dans le contexte du conflit armé que connaît la Colombie depuis plus de 50 ans, celle-ci promet notamment aux soldats, primes et avantages pour chaque guérillero tué au combat. Cette « politique du chiffre » catastrophique a eu pour effet d’inciter les militaires à assassiner plus de 3000 civils innocents, issus de quartiers pauvres, afin de les déguiser et de les présenter comme « guérilleros morts au combat »

  • De nombreuses affaires de corruption, d’assassinat et les révélations conséquentes à la mise en œuvre de la loi « Justice et paix » ont permis de mettre en évidence les liens forts existant entre les escadrons de la mort (paramilitaires) liés à la mafia et la famille politique de M.Uribe. Plus de 120 politiciens proches de son gouvernement ont été mis en examen et plusieurs dizaines d'entre eux ont déjà été condamnés pour ces liens criminels. M. Mario Uribe, cousin et associé politique de l'ex-président, vient d'être condamné à sept années et demi de prison pour s’être allié et avoir utilisé ces organisations criminelles afin de faciliter son élection au parlement national et pour s’approprier illégalement une grande quantité de terres fertiles.

  • La Colombie est aujourd’hui le 2ème pays (derrière le Soudan) qui compte le plus de déplacés internes au monde. Bien que ce phénomène ait commencé avant l’arrivée au pouvoir de M. Alvaro Uribe, on estime qu’environ 2,4 millons de personnes ont été déplacées durant son mandat. On dénombre par ailleurs l’existence de plus de mille fosses communes en Colombie. Une zone d’enfouissement de plus de 2000 corps non identifiés, « alimentée » par les militaires depuis 2005, a été récemment mise à jour dans le département du Meta.  Dans d’autres régions, des rapports font état de l’existence de fours crématoires pour faire disparaître les corps des victimes.

  • De nombreuses affaires de corruption impliquant le gouvernement et la famille politique de M. Uribe ont émaillé son mandat. A titre d'exemple aujourd'hui son ex-ministre de l’agriculture est mis en examen pour avoir détourné d’énormes sommes d’argent de leur objectif initial (aides à la petite paysannerie) au profit de grands propriétaires terriens et pour contribuer indirectement au financement de la réélection de M. Uribe.

  • Sous la présidence de M. Uribe, les services secrets colombiens (DAS) ont été utilisés pour espionner, persécuter, menacer, stigmatiser et attaquer des défenseurs de droits humains, des syndicalistes, des opposants politiques, des journalistes, et la Cour Suprême de Justice ; la récente découverte de documents internes du DAS a même permis de révéler la volonté de surveiller et de discréditer la Sous-Commission des droits humains du Parlement européen, le Bureau du Haut-commissaire aux droits humains de l’ONU, et les ONGs de défense de droits humains. Parmi ces organisations ou personnes, nombreuses sont celles qui ont été explicitement désignées par l’ex-président comme « vitrine intellectuelle » des FARC, les mettant de ce fait en danger de mort.

La nomination de M. Uribe au poste de « professeur des universités » à l'ENIM n'est pas fortuite. Elle survient après l'attribution par l'administration colombienne alors que M. Uribe en était encore le président, de contrats pour de la modernisation de centres de formation colombiens (SENA). Monsieur Uribe avait du reste déjà été nommé "Ingénieur Honoris Causa de l'ENIM" à cette occasion. Rattrapé dans ces graves affaires dans son pays, il avait déjà tenté de se donner une respectabilité en se faisant nommer professeur à l'Université de Georgetown (USA). Mais cette tentative avait suscité un fort rejet de la part du milieu universitaire et de la société civile des Etats-Unis.

Nous appelons aujourd'hui toutes les citoyennes et tous les citoyens français-e-s et européen-ne-s à faire de même aujourd’hui en dénonçant avec nous la nomination de M. Alvaro Uribe à l’ENIM, et nous exigeons de cette institution éducative qu'elle rompe au plus tôt ce contrat qui lui fait honte.

Nous estimons que le système éducatif européen ne peut servir à blanchir des personnes ayant commis des violations des droits de l'homme, et que Monsieur Uribe doit répondre de celles dont il est responsable devant la justice colombienne, ou à son défaut, devant la Cour pénale internationale.

Signataires:

Jürgen Klute, député Européen, Allemagne, Délégation à l'Assemblée parlementaire EUROLAT.

Jean-Luc Mélenchon, député Européen, France, Vice-président Commission des affaires étrangères.

Nikolaos Chountis, député Européen, Grèce, Commission des affaires économiques et monétaires.

Martine Billard, députée française, Vice présidente du Groupe d'Amitié France-République de Colombie.

Marie-Christine Vergiat, députée Européenne, France, Sous-commission de Droits de l'Homme.

Cornelia Ernst,  députée Européenne, Allemagne, Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures.

Gabriele Zimmer, députée Européenne, Allemagne, Commission du développement.

Eva-Britt Svensson, députée Européenne, Suède, Présidente de la Commission des droits de la femme et de l'égalité des genres.

Georgios Toussas, député Européen, Grèce, Commission des transports et du tourisme

Charalampos Angourakis, député Européen, Grèce, Commission du développement régional.

Bairbre de Brún, députée Européenne, Royaume-Uni, Commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire.

Thomas Händel, député Européen, Allemagne, Commission de l'emploi et des affaires sociales.

Willy Meyer, député Européen, Espagne, Vice-président de la Délégation à l'Assemblée parlementaire EUROLAT.

Sabine Wils, députée Européenne, Allemagne, Commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire.

Helmut Scholz, député Européen, Allemagne, Commission du commerce international.

Catherine Grèze, députée Européenne, France, Délégation à l'Assemblée parlementaire EUROLAT.

Yves Cochet, député français, Secrétaire de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire

Sabine Losing, députée Européenne, Allemagne, Commission des affaires étrangères.

Miguel Portas, député Européen, Portugal, Commission spéciale sur la crise financière, économique et sociale.

Jacky Henin, député Européen, France, Commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie.

Raül Romeva i Rueda, député Européen, Espagne, Délégation à l'Assemblée parlementaire EUROLAT.

Dominique Voynet, parlementaire française, Secrétaire de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées.

Noël Mamère, député français, Secrétaire de la commission des lois.

Francois de Rugy, député français, Secrétaire de l'Assemblée nationale.

Jean Desessard, parlementaire français, Commission des affaires sociales.

Ivan Renar, parlementaire français, Vice-Président de la commission de la culture, de l'éducation et de la communication.

Marie-Christine Blandin, parlementaire française, Secrétaire de la commission de la culture, de l'éducation et de la communication.

Michel Billout, parlementaire français, Vice-Président de la commission des affaires européennes.

Alima Boumediene-Thierry, parlementaire française, Membre de la commission des affaires européennes.

Anny Poursinoff, députée française, Membre de la commission des affaires économiques.

Pascal Canfin, député European, France, Commission des affaires économiques et monétaires.

 

Parement européen, le 9 mars 2011

Voir: Lettre_de_parlementaires_contre_la_nomination_Uribe_en_FRANCE.pdf

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Álvaro Uribe à l’Enim

 

Uribe Université

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  La nomination d’Alvaro Uribe est un attentat à l’intelligence

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Comment a-t-il pu oublier de les informer que la Colombie vit depuis plus de 50 ans un conflit social, politique et armé dont est victime toute la population civile et que ce conflit est présenté comme un rapport de force entre des guérillas et l’Etat?

Que dans cette guerre civile non déclarée, qui a connu une recrudescence pendant le mandat d’Uribe, le crime d’Etat que constitue la disparition forcée perpétrée par la « démocratie » en Colombie a dépassé les chiffres dramatiques des dictatures des pays du Cône sud et que 250 000 disparus réclament justice ? (1)

Il a également omis de mentionner que pendant son mandat Alvaro Uribe a ordonné au Département Administratif de Sécurité (DAS), les services secrets colombiens, d’espionner, de poursuivre, de menacer et de stigmatiser les défenseurs des droits de l’homme, les syndicalistes, les opposants politiques, les journalistes, la Cour suprême de justice colombienne et même de surveiller et de discréditer la Commission des droits de l’homme du Parlement Européen, le Haut-commissariat aux droits de l’homme des Nations Unies et les ONG engagées dans la défense des droits de l’homme.

Face à cette scandaleuse désinformation, il me semble important que la jeunesse, qui forge le futur, connaisse les chiffres déchirants de la tragédie colombienne et la trajectoire de ce néfaste personnage.

Rien qu’au cours des 3 dernières années de son gouvernement, le terrorisme d’Etat a fait disparaître 38 255 personnes (chiffres de février 2010 de la médecine légale et de l’administration fiscale) et commis 173 183 homicides et 1 597 massacres (2).

10 millions d’hectares de terre ont été confisqués aux paysans et offerts aux multinationales, aux grands propriétaires terriens, et aux nouveaux caciques paramilitaires (3). Afin de terroriser la population, dans le but de la réduire au silence, de la rendre docile et de la déplacer, l’outil paramilitaire a eu recours aux viols massifs, aux démembrements à la tronçonneuse, à l’empalement et à d’autres horreurs terrifiantes (4).

Des fours crématoires et des élevages de caïmans font partie de l’outil paramilitaire de l’Etat et des multinationales... que les paramilitaires ont utilisés pour faire disparaître des milliers de personnes (5). La plus grande fosse commue de l’Amérique latine, qui contient plus de  2000 cadavres, est située derrière le quartier militaire de l’armée dans la région de La Macarena. Une découverte dantesque, qui ne suscite pourtant pas encore le rejet international que mérite le gouvernement colombien (6).

Les violations des droits de l’homme s’aggravent dans ce qui est de toute évidence un pays occupé : en Colombie, 7 bases militaires américaines ont été installées, et l’Etat colombien a accordé aux marines une immunité totale pour tous les crimes qu’ils commettront en Colombie (7).

68% de la population de Colombie vit dans la pauvreté et l’indigence. La concentration de la richesse est scandaleuse : La Colombie occupe la 11e place parmi les pays présentant les plus grandes inégalités au monde (selon le coefficient de Gini qui mesure l’inégalité de la répartition des revenus), et c’est le pays le plus inégalitaire du continent américain. Selon les chiffres les plus cléments, il compte 8 millions d’indigents et 20 millions de pauvres (8).

Plus de 20 000 enfants de moins de 5 ans meurent chaque année de malnutrition aigue (chiffres de l’UNICEF), sur 100 mères enceintes déplacées, 80 décèdent de malnutrition chronique (9).

Le pays compte plus de 7 500 prisonniers politiques, dont nombre d’entre eux sont victimes de montages judiciaires, une pratique courante contre les personnes engagées dans les luttes sociales (10).

Il serait intéressant de connaître les conditions et le montant du contrat conclu entre Uribe et l’école française par l’intermédiaire du SENA (centre de formation colombien), ce qui a valu à l’ex-mandataire le titre d’ingénieur honoris causa et sa nomination au poste de professeur de l’ENIM et à Padilla d’obtenir la nationalité colombienne. (11)

Est-ce cet obscure et macabre personnage qui est imposé aujourd’hui comme professeur à la jeunesse française ?

María Piedad Ossaba

Directrice de La Pluma (www.lapluma.net)

Agence Pueblos en Pie, France

Notes

(1) http://www.rebelion.org/noticia.php?id=106344&titular=%22hay-250.000-desaparecidos-en-colombia-en-los-%FAltimos-a%F1os%22-
(2) http://www.telesurtv.net/noticias/secciones/nota/71765-NN/colombia-registra-mas-de-38-mil-personas-desaparecidas-en-tres-anos/
(3): http://www.movimientodevictimas.org/index.php?option=com_content&task=view&id=274&Itemid=69
(4) http://www.telesurtv.net/noticias/secciones/nota/66984-NN/ex-paramilitares-colombianos-reconocen-haber-cometido-cerca-de--30-mil-500-asesinatos/
(5)http://www.piedadcordoba.net/piedadparalapaz/modules.php?name=News&file=article&sid=3345&mode=thread&order=0&thold
http://www.elespectador.com/noticias/paz/articulo197845-piedad-cordoba-denuncio-hornos-crematorios-paras-desaparecer-cadaveres
http://www.kaosenlared.net/noticia/estado-colombiano-emula-crimenes-nazis-paramilitares-hornos-crematorio
(6) http://www.publico.es/internacional/288773/aparece/colombia/fosa/comun/cadaveres
http://www.rebelion.org/noticia.php?id=99507
(7) http://www.rebelion.org/noticia.php?id=99720
(8) http://www.abpnoticias.com/index.php?option=com_content&task=view&id=2446&Itemid=90
(9)http://www.elcolombiano.com/BancoConocimiento/I/informe_sobre_pobreza_e_indigencia/informe_sobre_pobreza_e_indigencia.asp
http://www.elcolombiano.com/BancoConocimiento/D/desnutricion_infantil_que_no_deja_crecer_/desnutricion_infantil_que_no_deja_crecer_.asp
http://colombia.indymedia.org/news/2009/09/106455.php
http://alainet.org/active/33960〈=es
(10) http://www.tlaxcala.es/detail_campagne.asp?lg=es&ref_campagne=14
http://www.lapluma.net/fr/index.php?option=com_content&view=article&id=582:campagne-pour-la-liberation-des-prisonniers-politiques-en-colombie&catid=103:violations-des-dh&Itemid=447

Traduit par Tania Bustos pour «  Le gavroche », 18 mars 2011

Article originale en espagnol: La Pluma, 16 de mars 2011

Source: «  Le gavroche »

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Alvaro Uribe épinglé par Wikileaks

EN COMPLEMENT

Rapport officiel des services de renseignements US qui classe Alvaro URIBE, "parmi les plus gros narco-trafficants Colombiens". http://www.gwu.edu/ nsarchiv/NSAEBB...

 

Solicitemos que se niegue la licencia ambiental a GreyStar para explotar oro en Santurbán

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Sources : http://reclamecolombia.org/index.php/component/content/article/17-santander/160-solicitemos-que-se-niegue-la-licencia-ambiental-a-greystar