UPSA CAQUETÍOS : «La production agricole est la clé pour ne pas disparaître en tant que nation»

Avec une importante production d’oignons, entre autres, l’Unité de Production Sociale Agricole (UPSA) Caquetíos, souligne l’importance de la production pour la conquête de la souveraineté alimentaire du Venezuela. Tel est l’objectif exprimé par les travailleurs de cette ferme à Ciudad BQTO, lesquels précisent qu’il ne s’agit pas simplement de mettre le produit sur le marché, mais aussi de reproduire des semences pour les donner à d’autres producteurs.
Leonardo Herrera, l’un des responsables de la production, explique que les oignons qu’ils sont en train de planter viennent du Brésil. « Les graines sont amenées là par les camarades brésiliens du Mouvement sans terre, l’idée étant de planter des oignons pas seulement pour obtenir un produit frais, mais pour produire des graines ; en ce moment nous sommes en plein processus de la germination des graines».

Avec cette procédure, les producteurs de Caquetíos, assurent que les différences entre une économie capitaliste et une économie socialiste sont démontrées. Dans le premier cas, les entreprises sont isolées et cachent les graines pour maintenir un monopole sur un produit, en profitant de la concurrence ; dans le second, les entreprises sociales travaillent en étroite collaboration pour que le progrès de l’une serve d’exemple aux autres. Ils expliquent que de meilleurs produits atteignent la population et ainsi le bien-être des personnes est au-dessus des intérêts particuliers des producteurs.

SI NOUS NE PRODUISONS PAS, NOUS DISPARAITRONS EN TANT QUE NATION

Les producteurs disent que les techniques de production devraient être améliorées pour tirer le meilleur parti de la terre. Par exemple, Herrera explique que la population paysanne au Venezuela ne dépasse pas 13 pour cent et que seulement 7 pour cent produit. Avec un pourcentage si faible, il faut nourrir plus de 30 millions d’habitants, ce qui, selon lui, nécessite un meilleur travail de la terre et de meilleurs moyens agricoles de production.

« Nous devons encourager les gens pour qu’ils se consacrent  à la production agricole, parce que si nous ne produisons pas, nous disparaîtrons en tant que nation », a-t-il dit, se référant aux allusions de nombreux analystes qui se plaignent de ce que la nourriture au Venezuela dépende de la stabilité ou de l’instabilité des autres pays exportateurs.

Bien qu’il y ait en ce moment une plantation d’oignons, les producteurs expliquent que leur travail ne se limite pas à la monoculture, mais à la diversité des cultures. La raison est double, fournir des produits variés aux consommateurs locaux et prendre également soin de la terre, car «en cas de monoculture, les épidémies créent une résistance, ce qui est très négatif. L’idée est d’avoir une production constante avec cultures différentes «.

Après l’oignon, UPSA entrera dans un nouveau cycle de production avec la coriandre et la ciboulette, entre autres.

LES SOLS VENEZUELIENS

Dans de nombreuses parties du territoire national, la monoculture a été utilisée pendant de nombreuses années. Les raisons en étaient diverses, l’une d’entre elles étant que les sols vénézuéliens n’étaient pas de bonne qualité pour certains produits, de sorte qu’il fallait les importer. Contrairement à cette affirmation, Edson Bagnara, représentant du Mouvement sans terre (MST) a déclaré que les terres vénézuéliennes sont de haute qualité, déplorant que jusqu’à présent, elles aient été condamnés à la monoculture.

«Au Venezuela, il n’y a pas de problèmes de sols. Au Brésil, il y a des endroits où la terre est très bonne et où il n’y a pas besoin d’engrais, mais après des années d’utilisation, il faut utiliser les mêmes engrais utilisés dans le cas de mauvaises terres. Au Venezuela, c’est exactement pareil », explique le brésilien et ajoute que« le problème n’est pas la terre. Dans la nature, tout doit être organisé, la terre est amendée, il faut s’y consacrer de façon appropriée ».

Il a comparé la situation du Venezuela à celle du Cerrado Brésilen, où on disait qu’on ne pouvait rien y produire à cause de la qualité supposée médiocre du sol. Cependant, il explique que les meilleures cultures de soja ne sont pas dans les meilleures terres, mais dans le Cerrado où il ne pleut seulement quatre ou cinq fois par an. «On y sème du maïs en grande quantité pour exporter, c’est la preuve que le sol au Venezuela ne pose aucun problème», a-t-il réitéré.

IL FAUT PRÉSERVER LA MÉMOIRE AGRICOLE

Pour Bagnara, le vrai problème au Venezuela, c’est que la bourgeoisie a éliminé la culture agricole du peuple. «Il y a un énorme manque de motivation pour la production, parce qu’au Venezuela, intentionnellement, la bourgeoisie a effacé la mémoire agricole du peuple. La jeunesse ne ressent aucun sentiment pour la production héritée de génération en génération. Vous pouvez avoir les meilleurs sols, les meilleures semences et le meilleur système d’irrigation, mais s’il n’y a pas des personnes pour se charger de chaque processus, il n’y aura pas de production. »

Alexander Alayo, pour sa part, a rappelé que UPSA Caquetíos appartenait à la famille Sigala, mais plus tard, en 2008, elle a été récupéré grâce le commandant Chavez.
Alayo qui fait partie du groupe de soutien travaillant dans la UPSA, il a dit que « le travail doit être fait avec soin, donner un traitement approprié au sol » et se rappeler que le Venezuela souffre actuellement d’une attaque par ces mêmes gens qui pendant de nombreuses années ont ruiné l’agriculture du pays.

Ils ont appelé d’autres producteurs à «croire dans le pays». Ils expliquent que les humains «peuvent vivre dans des grottes, sans églises, mais sans nourriture, ils ne peuvent pas vivre, la production est essentielle pour sortir de la situation dans laquelle nous sommes. L’appel est aux producteurs et surtout aux jeunes pour sauver la culture du travail agricole ».

ALEJANDRO GIL RIVERO

CIUDAD BQTO

Lundi 23 octobre 2017

Traduction FA33

Source : http://ciudadbqto.com/2017/10/22/upsa-caquetios-la-produccion-agricola-es-la-clave-para-no-sucumbir-como-nacion/

A Berveré, on est fier d’être ensemble, et la joie, ça se voit !

Dimanche 13 août : Après une semaine à Caquetios, la ferme école du  Mouvement Sans Terre (brésilien), nous voilà pour un après midi dans une coopérative, près de Tucani, sur les terres basses et chaudes, au sud du lac de Maracaibo.

Ce sont 35 familles, essentiellement des afro-descendants, travailleurs de la terre qui se sont installés ici en 2001 et ont créé la coopérative Bervéré Fundo Zamorano Andrés Bello sur des terres récupérées par l’état, dès que la loi le leur a permis. Ils ont construit un village avec des petites maisons toutes pareilles et ils sont fiers de la diversification de l’agriculture qu’ils ont mise en place : 18 cultures différentes, des légumes, des céréales et plein d’arbres fruitiers ; et aussi de l’élevage ; et de la reforestation sur un demi km, le long de la rivière.

« Ici, on a été le premier lieu de formation du Mouvement Sans Terre, m’explique une vieille dame en épluchant des pamplemousses. Il y a eu jusqu’à 150 personnes qui dormaient là, sous des tentes. Ils venaient de tous les pays, d’Europe, du Japon ; on se rencontrait tous : C’était beau !… »

Nous, on n’est que 8, et au bout d’une heure, on se sent dans une grande famille ; autour de la table, il y a du monde : des vieux, des jeunes et plein d’enfants qui viennent nous voir et écouter les échanges, mais sans intervenir. La coordinatrice (élue pour 3 ans) est une belle dame d’une cinquantaine d’années, sans doute ; en 2005, elle était analphabète, aujourd’hui, elle a le Bac. Elle nous explique le fonctionnement : toutes les décisions se prennent au consensus, en Assemblée Générale tous les 2 mois et dans les différentes commissions   toutes les semaines. Parmi ces décisions, il y a bien sûr, l’utilisation des bénéfices et les critères de répartition entre tous.

Les difficultés sont abordées : « Maintenant, il y a moins de coopératives. Certaines ont périclité. Pourquoi ? C’est dur ! Il ne faut pas se décourager. Il peut y avoir des dissensions. Savoir discuter, écouter, respecter, prendre des décisions pour la communauté, ce n’est pas évident, ça s’apprend. Et il faut vraiment avoir conscience que c’est nécessaire. Nous, ça va bien. Il faut dire qu’on avait déjà mené des luttes ensemble avant de pouvoir fonder une coopérative.

Inutile de préciser qu’on a bien du mal à s’arracher à ces discussions et à remonter dans notre bus, surtout que les enfants veulent absolument nous amener à la rivière avec eux.

 

 

Fragments du Venezuela

Par Franck DAVID

9 août :

Si le Venezuela était une dictature, alors en France, ce jour, nous célèbrerions de nouveau le régime de Vichy…

Arrêtons d’écouter les médias qui se roulent dans une fange capitaliste obscène. La peur d’une révolution socialiste doit soulever des aigreurs pour ces élites sevrés au grand capital et aux Etats Unis impériaux. Le peuple pour sa grande majorité soutient Maduro. Il ne se trompe pas, il n’est pas aveugle, il voit ce que la politique chaviste a fait pour lui en presque vingt ans. Le peuple sait d’où il vient, et où il veut aller. Mais peut-être que la souveraineté d’un peuple n’est pas pour nos médias, une démocratie pure telle que nous voudrions imposer au monde entier (sauf bien entendu pour l’Arabie Saoudite, le Quatar…) dans une condescendance imbuvable nourrit au lait d’une économie déshumanisante…

12 août

Première semaine de stage en permaculture où les Communas venant d’un peu partout au Venezuela ont pu voir par la théorie et la pratique comment avec peu de moyens et beaucoup de créativité, on peut construire une phytoépuration, des toilettes sèches, gérer toutes les eaux et particulièrement celles de pluies (qui à cette période sont intenses et fréquentes) le tout en harmonie avec la création d’un espace productif de fruits et légumes. Très beau moment d’échanges, avec un apprentissage mutuel et une organisation des Mouvements des Sans terre en termes de collectif et de coopération ancrée dans la démarche forte d’éducation populaire si chère à Paulo Freire. Une semaine passionnante avec des gens adorables et affamés d’apprendre et d’échanger, de 17 ans à 25 ans comme une relève pour résister socialement, écologiquement et économiquement. Je pars dans les Andes Merida pour de nouvelles rencontres et de nouveaux apprentissages, puis ensuite nous nous dirigeons sur une presqu’île des Caraïbes, dans l’Etat de Falcon, pour apporter un peu de permaculture et surtout travailler sur la gestion des eaux pour cette partie semi-aride. Puis ensuite cela sera Caracas, où je reviendrais donner quelques nouvelles. Hasta pronto

 

La Azulita, Mérida Andes vénézuéliennes

12 août

LE CLOWN

Rouge, blanc, noir,
Sur fond de regards humides,
Couleurs illusoires
Pour quelques minutes impavides,

Il est là, désarticulé, émancipé,
Comme une ombre solaire
Sur nos émotions éclairées
D’une géniale lumière.

Son nez rouge dissimule
Les angoisses pour faire rire,
Un éternel crépuscule
Avant d’allumer les désirs.

Blanc, rouge, noir ;
Mais jamais sombre,
Camaïeu pour un phare
Contre les récifs, les décombres.

Le clown est un peu notre âme
Que l’on dissimule, pudique,
Dans nos fous-rires, nos larmes
De peur de finir tragique.

Le chapiteau comme unique peau,
L’être fait son cirque sans tambour,
Le rire est sûrement le plus beau
De nos messages d’amour.

Caquetios, Venezuela, 10 août 2017
Pour Didier

17 août

Deux semaines déjà au Venezuela, où nous sommes accueillis comme à l’accoutumée, très chaleureusement. J’étais dans les Andes pour rencontrer des organisations paysannes qui grâce au processus de Revolucion produisent dans des fermes polycultures élevages où chaque richesse est partagée selon les fruits du travail de la communauté. Des jeunes citadins s’approprient des terres pour devenir paysans et retrouver une forme de dignité humaine loin des contraintes et violences que les villes génèrent. Des producteurs de Caféiers suivent les préceptes des anciens en cultivant selon la démarche du Konuko. Aucun intrant, véritables systèmes qui s’autogénèrent. Aujourd’hui changement de climat, je suis Falcon dans une zone aride sur une presqu’île des Caraïbes, au milieu des forages de pétrole, et où il ne pleut que 70 mm/an durant 14 jours. La chaleur y est accablante et le vent génère une impression de chaleur encore plus forte. Un parc animalier récupéré par un groupe d’habitants renaît de ses cendres, et nous travaillons au design pour créer une forêt nourricière sous ce climat compliqué. Le challenge est relevé, mais les réalités d’aujourd’hui ne sont-elles pas les utopies d’hier ? En tout cas, le Venezuela est bien plus apaisé que ce que l’on nous montre, et les dernières élections ont bien calmé la violence d’une frange de l’opposition. Pour le pays qui est la première réserve mondiale de pétrole, des files interminables de véhicules tentent d’avoir une précieuse essence dans leur réservoir. Les transports de carburant assurés par les entreprises privées tenues par l’opposition en sont rendues comme en 2002 (après le coup d’Etat contre Chavez), à continuer une guerre psychologique permanente envers la population. Seules les pompes de Gasoil ne sont pas touchées. Pourquoi ? Car seules les nouveaux véhicules sont pourvus de moteurs diésel, les véhicules neufs et tout confort que seuls les riches, donc ceux qui veulent entendre raison à la Révolution Bolivienne Chaviste, peuvent se payer. Logique. Contraindre les pauvres à la pénurie d’essence mais sans se contraindre soi-même, c’est la logique des faibles en général. Mais le peuple n’est pas dupe, et cela se traduit dans les urnes. Les Etats-Unis ( et la France qui s’aligne en tant qu’Atlantisme primaire) qui rêvent de reprendre la main sur ce pays si riche en minerais, en coltane, pétrole et gaz, ont encore du pain sur la planche et Obama et Trump, anti-maduro primaires, dont ils rêvent de lâcher leur puissance militaire, doivent rire jaune. En tout cas, nous mangeons très bien, nous ne sommes pas rationnés, nous discutons avec tout le monde, même si nous rencontrons plus de Pro-Chavistes que d’anti (mais c’est la réalité de la situation), il n’en demeure pas moins que nous comprenons les enjeux de cette guerre menée par le Capitalisme qui se verrait bien avoir les mains dans ce trésor sous-terrain quasi inépuisable pendant des décennies. Hasta Luego.

18 août

A chaque passage, une photo de groupe comme pour symboliser la fraternité qui nous lie viscéralement avec les Brésiliens et Vénézuéliens. Avec la Viva Revolucion comme symbole de résistance… Demain direction Caracas pour finir le séjour avec le cinéma et théâtre populaires et communautaires qui participent de cette lutte pour le peuple à travers une éducation populaire permanente.

21 août

Le peuple du Venezuela acclame M. Macron, La France peut être fière…

Le mois d’août est chargé, et dans une douceur estivale, le Président Macron a profité de son dynamisme politique et réformateur pour dégager les grandes lignes de son quinquennat et amorcer les premières grandes réformes. La première étant de tripler le nombre de contrats aidés favorisant une impulsion de l’économie sociale et solidaire bénéfique au maillage social du pays. Dans la précipitation, mais d’une manière réfléchie, M. Macron a établi par décret le droit pour une éducation gratuite pour tous de la maternelle à l’université. Dans le même esprit, le droit à la santé est renforcé en débloquant des fonds pour construire des hôpitaux modernes sur tous les territoires de moins de 50 000 habitants luttant de fait contre les déserts médicaux, tout en renforçant la sécurité sociale en remboursant intégralement les frais de prothèses auditives, visuelles et dentaires, ainsi que les frais de psychologues estimant que nos sociétés engendrent trop de problèmes psychologiques notamment dans le monde professionnel. La retraite pour tous passera en 2021 à 56 ans, et le revenu de solidarité (ancien RSA) est réévalué à 1450 euros nets par mois et par personnes. Les congés obligatoires passent de 5 semaines à 6,5 semaines, et la durée de travail légale est réduite à 32 heures/semaine.
Un plan de développement d’une agriculture biologique est acté avec un déblocage de 17,8 milliards d’euros sur 2 ans, et une loi pour interdire les semences OGM et le monopole des semenciers est à l’étude. Ce n’est qu’un début, et le mois de septembre apportera aussi son lot de réformes pour lutter contre les injustices sociales. Le financement de ces mesures se fera grâce à une taxation sur les transactions financières qui permettront d’engranger dans les caisses de l’Etat 678 milliards d’euros par an.
Il est prévu une nationalisation des moyens de transports, des soins, des énergies et des banques pour 2019.

Dans ce contexte particulier, la population de Venezuela est descendue ce jour massivement dans les rues des grandes villes afin de réclamer auprès du Président Maduro encore plus de réformes visant à établir le même niveau de politique sociale de M. Macron. Le peuple réclame aussi que La France soit reconnue par la communauté internationale comme le pays phare de la Révolution Bolivarienne, et exige au gouvernement Vénézuélien d’exhausser la politique de M. Macron au rang d’un socialisme social qu’exige la Revolution Bolivarienne à savoir privilégier le peuple face à un capitalisme déshumanisant.

Aujourd’hui, j’étais dans les rues de Caracas et dans les quartiers populaires, et j’étais fier de voir tous les drapeaux français arborer chaque habitation.

Merci beaucoup M. Macron pour votre engagement et votre entier dévouement pour servir votre peuple qui vous a élu d’une manière minoritaire. Aujourd’hui, votre peuple reconnaît son ingratitude et vous donne une confiance aveugle pour continuer à le servir aussi promptement. Et je suis sûr que vous ne pourrez pas le tromper.

Franck David au Venezuela inspiré d’un discours de AL Gore AFI…

21 août

Au centre de Caracas les vénézuéliens ont l’air vraiment affolé, apeuré, meurtri et soumis par une dictature sanguinaire comme le rapportent nos médias français en faisant voeu de déontologie journalistique. Ne vous laissez plus manipuler, lisez Maurice Lemoine, seul journaliste français capable d’analyses objectives de la véritable situation à rebours de celle annoncée que dis-je assénée par notre système de pensée.

22 août

Beau moment à Falcon, Venezuela, comment créer une forêt nourricière dans un parc animalier ? Très beaux moments et excellent travail. Merci les ami(e)s du Venezuela plein de ressources.

22 août

Si jamais le boycott vous tente, alors tant qu’à faire, oubliez Air France, Air Iberia et Avianca, les compagnies qui depuis 3 semaines ont stoppé leurs vols pour le Venezuela, comme s’il y avait un danger imminent alors que toutes les autres compagnies européennes ayant des destinations programmées pour ce pays ne l’ont pas fait considérant qu’il n’y avait aucune raison. Cela prouve que ces trois compagnies participent à la désinformation permanente et jouent le jeu politique d’un système capitaliste qui veut en finir avec la Revolucion Bolivarienne. Quelle honte pour ces compagnies qui devraient être dénoncées pour ne pas être déontologiquement à la hauteur de leur, soi-disant, réputation. Mais en regardant de près, Air-France compagnie française, Air Iberia compagnie Espagnole et Avianca compagnie Colombienne, les trois pays alignés sur les Etats Unis pour renforcer leur tentative de coup d’état par la guerre économique enclenchée au Venezuela comme celle qui a renversé Allende au Chili dans les années 70. Souvenir, souvenir…

22 août

Sur le point de quitter le Venezuela, avec un déchirement au coeur et une pointe de nostalgie comme à chaque voyage riche de rencontres et imprégné d’ivresses humaines. Travail riche, formations de qualité à la coopération et l’éducation populaire avec le Mouvement des Sans Terre extraordinaire tant par son expérience que sa compétence et sa militance politique. La notion du collectif est très exacerbée, beaucoup plus que chez nous, et l’autogestion n’est pas un vain mot. Avec ce mouvement social tout devient possible pour tous et surtout pour les plus spoliés. Viva la revolucion… social….