SOIREE CUBAINE 27 octobre 2019

Présentation du projet écotourisme proposé par France Amérique Latine Gironde (FAL33) à Playa Larga, à Cuba en présence d’une délégation de cubains et cubaines, bénéficiaires de ce projet.

1 8H – 22h à la Maison Basque de Bordeaux, 7 Rue du Palais de l’Ombrière

Présentation en images du projet écotouristique
Échanges
Présentation de l’expo-vente de l’artiste cubaine Susana Guevara Apéro dînatoire et musique cubaine

PARTICIPATION AUX FRAIS : LIBRE Réservation conseillée avant le : 23.10.19
OUVERT AU PUBLIC
Tél : 09.50.32.24.28
solidarite@fal33.org

Assemblée Générale de FAL 33

Convocation-AG-2017-juin2018

Chers adhérent(e)s, ami(e)s de l’Amérique latine,

France Amérique Latine Comité Bordeaux-Gironde,  est  heureuse de vous annoncer que sa prochaine Assemblée Générale aura lieu le samedi 23 juin 2018 à 16h. Les documents officiels de l’AG seront distribués lors de l’AG.

Lieu : Salle municipale du Grand Parc – Place de l’Europe – BORDEAUX.

==>> Tramway ligne C arrêt Camille Godard puis correspondance bus 15 direction Les Aubiers, arrêt Place de l’Europe».

Déroulement de l’après-midi :

  • 16h : AG de Fal 33
  • Suivi d’un apéro dinatoire

Ordre du jour de l’AG :

–    Bilan moral et financier de l’association pour l’année 2017

  • Perspectives pour l’année 2018
  • Élection du Conseil d’Administration (CA) 2018

Vous êtes tou(te)s convié(e)s à vous joindre à nous pour partager ce moment important de la vie de notre association. N’hésitez pas à présenter votre candidature pour le CA et faites-nous en part le plus tôt possible. Du dynamisme du CA, dépend la vitalité de l’Association, tout le monde y est le bienvenu !

Si vous ne pouvez être présent lors de l’Assemblée Générale, vous pouvez nous faire parvenir une procuration. Toute personne peut assister à l’Assemblée Générale, mais pour participer au vote il faut être à jour de sa cotisation. Pour ceux qui le souhaitent, nous vous invitons à adhérer ou à renouveler votre adhésion : le bulletin d’adhésion ci-joint est à nous renvoyer par courrier ou à nous remettre le jour de l’Assemblée Générale.

Espérant vous retrouver nombreuses et nombreux à cette occasion,

L’Equipe de Fal33

 

 

 

 

 

 

Angel de la Calle – 35è Rencontres 2018                                                  Nouveau projet : accompagnement à l’éco tourisme à Cuba

 

 

 

Las vías abiertas de América Latina

«Este libro recoge el análisis sobre los países con Gobiernos posneoliberales en América Latina. Aborda sus orígenes, desarrollo, hasta la situación actual, con un análisis más global sobre la región. No pretende agotar los temas, sino provocar debates a partir de las extraordinarias experiencias vividas en esos países, incluidos los problemas que enfren-
tan actualmente.Todos los análisis, con sus particularidades, son hechas desde el punto de vista de las conquistas logradas y, a partir de ellas, de los problemas que enfrentan, con la conciencia de que las fuerzas y liderazgos que los protagonizan son lo que de más avanzado tiene el continente y que, así, dispone de las mejores condiciones de superar las dificultades
actuales. El título del libro, inspirado en la obra prima de Eduardo Galeano, sirve para apuntar con los horizontes históricos del continente, para estar abiertos; son objeto de disputa, con el protagonismo de los pueblos organizados de América.»
Emir Sader
Le livre est disponible en téléchargement libre ICI

La bataille de la narration

 

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Le monde fantastique de la classe moyenne vénézuélienne : en haut pour l’international, en bas pour les copines sur instagram.

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En 2014 déjà la même mise en scène pour l’international…

Sous le signe d’une violence planifiée, chaotique et déstabilisatrice, depuis 90 jours se déroulent des affrontements au Venezuela qui dépassent l’habituel. Derrière l’apparente lutte pour la démocratie –où s’affrontent a des partisans de la démocratie libérale représentative avec ceux qui cherchent à approfondir la démocratie participative, directe et active − se vit une guerre irrégulière qui utilise des formes de violence jusqu’à présent ignorées dans le pays, dont l’objectif est de générer la peur et la terreur dans la population. Une terreur paralysante.

Carlos Fazio

Carlos Fazio est un journaliste et analyste international uruguayen résidant au Mexique, collaborateur du quotidien mexicain La Jornada et de l’hebdomadaire uruguayen Brecha.

C’est un nouveau type de violence ou d’action directe avec des réminiscences néonazies, pratiquée par de petits groupes disséminés bien entraînés et disciplinés qui agissent en relation avec des éléments de la pègre, de la délinquance organisée, des paramilitaires et déclassés qui disposent d’ armes conventionnelles et domestique, de ressources et d’une logistique inhabituelles dans les partis ou les organisations politiques qui prétendent lutter pour la démocratie et la défense de l’ordre constitutionnel. En plus de disposer d’une écrasante couverture médiatique internationale.

C’est une violence différente de celle du coup guarimbero de 2014, puisque dans la conjoncture actuelle l’offensive d’extrême droite du syndicat patronal (Fedecámaras), des fractions les plus réactionnaires de la Mesa de Unidad Democrática et de la hiérarchie de l’Église catholique locale, et des intellectuels qui font l’apologie du putschisme, a incorporé le « facteur paraco ». C’est-à-dire paramilitaires et tueurs à gages venant du trafic de stupéfiants colombien liés à l’uribismo [ex Président Colombien Alvaro Uribe], qui entre autres missions ont celle de construire des couloirs frontaliers et de faciliter des opérations extraterritoriales.

Nous assistons donc à l’irruption d’une structure « paraco-racaillo-terroriste » qui a arraché la conduite de la lutte de la rue (les dites « mobilisations pacifiques ») à la direction formelle de la MUD, et dont le résultat a été un nouveau mode violent de type terroriste, appris dans les laboratoires de la guerre sale du Pentagone et pratiqué et expérimenté en Colombie ces 25 dernières années.

Où sont les vrais responsables de la violence fratricide ? Qui entraîne les terroristes ? Qui les finance et leur fournit les armes, les équipements coûteux et la logistique qui leur permet d’opérer pendant des mois ?

La perception tue le réel

A ce niveau, comme auparavant en Colombie, Afghanistan, [Kosovo], Irak, Libye, Ukraine et Syrie, etc, le terrorisme gagne partiellement la guerre au Venezuela. Le terrorisme est l’usage illégal, calculé et systématique de la violence préméditée pour inculquer ou provoquer de la peur et intimider une société ou une communauté. C’est une forme spécifique de violence. Comme tactique, c’est une forme de violence politique contre des civils et d’autres objectifs non combattants, perpétrée par des groupes clandestins, mercenaires ou bandes organisées.

Le terrorisme n’est pas un adversaire mais seulement une forme de violence politique qui, parfois, comme c’est le cas actuellement au Venezuela, sert à édifier l’architecture d’une intervention militaire étrangère directe sous une couverture « humanitaire ».

Aux cotés de la guerre psychologique, des opérations clandestines des forces spéciales et des guerres économiques, bactériologiques et électroniques, la pratique du terrorisme via les escadrons de la mort ou de groupes paramilitaires –comme principaux instruments de la guerre sale −, est une composante clef de la guerre asymétrique.

Selon les manuels du Pentagone, la notion d’asymétrie ne fait pas allusion à la perspective d’un simple déséquilibre dans la parité des forces avec l’ennemi, mais suppose une méthodologie qui emploie les tactiques irrégulières ou non conventionnelles qui permettent de manœuvrer au moindre coût politique et militaire possible pour le promoteur ou acteur stratégique caché (le dit « un leadership par derrière »).

Un élément essentiel pour l’efficacité de l’action terroriste, ce sont les médias. Dans une guerre non conventionnelle, d’usure, comme celle que dispensent les États-Unis en coulisses contre le Venezuela, les vraies batailles se livrent dans l’imaginaire collectif. Le Pentagone donne une grande importance à la lutte idéologique dans le domaine de l’information. On utilise les médias comme arme stratégique et politique dans la « bataille de la narration ». Il s’agit de dominer le récit de toute opération, militaire ou non. « La perception est aussi importante pour son succès que l’événement lui même (…) À la fin de la journée, la perception de ce qui est arrivé importe davantage que ce qui est réellement arrivé ».

Sous la baguette de Washington, dans le cadre d’un processus aussi dynamique que celui du Venezuela après l’arrivée au gouvernement de Hugo Chávez en 1999, les grands médias occidentaux ont travaillé à la déstructuration des bases de la compréhension collective et du sens d’appartenance et de Nation d’un secteur majoritaire de la population. Et à travers un travail constant et soigneux de sape symbolique, ils se sont consacrés à dynamiter le processus du changement radical de la société grâce à des campagnes d’intoxication et de désinformation. Ainsi, grâce à la répétition in extremis de matrices déterminées d’opinion, la plus part du temps soutenues par des mythes, de fausses données et des demi-vérités, les États-Unis et les médias cartellisés sous contrôle monopolistique privé ont réussi à fabriquer à l’extérieur du pays la fausse perception selon la quelle au Venezuela, il existe une « dictature ».

Mais un régime totalitaire ne permettrait pas les offenses, les sabotages, les actes vandales ni les attaques d’ unités militaires et policières, de centres industriels, d’ installations gouvernementales ou de services publics clefs comme le Métro ou les 50 autobus brûlés de la compagnie Transbolívar. Pas plus les excès aberrants de plusieurs médias qui opèrent comme le principal bureau de propagande des terroristes et de leurs sponsors cachés.

Dans tout conflit, la guerre mediática −aussi appelé de quatrième génération −, c’est le préambule de la guerre stratégique. Dans ce contexte, ce que chaque jour les grandes corporations des medias transmettent sur la Venezuela n’est pas vrai. Ce qu’ils présentent comme réalité CNN, O’Globo, Télévisa, le Groupe Clarin, la BBC, Deutsche Welle, El País de Madrid, le Réseau de Quotidiens des Amériques membres de la SIP (Société Interaméricaine de Presse) et d’autres oligopoles privés n’est pas tel.

Bien que l’objectif de la couverture de l’information ait à voir avec la dispute pour l’hégémonie (Gramsci), il ne s’agit pas d’un simple problème idéologique ou de classe. Avec le militaire, l’économique, le culturel et le spatial (l’aspect géopolitique et le contrôle de territoires), le terrorisme médiatique est inhérent à la dite « la domination complète du spectre » (full espectrum), une notion dessinée par le Pentagone avant le 11 septembre 2001.

Étant donné que le spectre est politique, géographique, spatial, social et culturel, pour imposer la domination, il est nécessaire de fabriquer le consentement. C’est, placer dans la société des « lieux communs » qui à force de se répéter s’incorporent à l’ imaginaire collectif et introduisent, comme unique, la vision du monde du pouvoir hégémonique.

La domination du spectre complet promu par les États-Unis depuis le Commando Sud, combine différentes modalités de la guerre non conventionnelle, ainsi que plusieurs stratégies et tactiques guerrières asymétriques dans le but de s’adapter à une scène complexe : le Venezuela de Hugo Chávez et de Nicolás Maduro, qui après 18 ans de gestion gouvernementale a réussi à forger un nouveau type historique anticapitaliste et antiimpérialiste ; une union civile-militaire d’un type nouveau, sous un leadership, qui grâce aux circonstances a grandi et mène une bonne gestion tactique de la crise.

Le guerrier de Dieu et la désobéissance civile

Revenant au terrorisme, un cas récent fut le traitement médiatique des attaques lancées depuis un hélicoptère contre le Ministère de l’Intérieur et la Cour suprême de Justice (TSJ), à Caracas, le 27 juin dernier. Dans les faits, ont joué le rôle principal Óscar Pérez, inspecteur de la Brigade d’Action Spéciale du Corps d’Investigations Scientifiques, Pénales et de Criminologie (Cicpc), qui après avoir décollé dans un hélicoptère de la police de la base La Carlota et survolé la capitale, a tiré 15 coups de feu contre le ministère et a lancé quatre grenades d’origine colombienne et de fabrication israélienne contre le TSJ.

Immédiatement après les attaques une vidéo a été diffusée sur Instagram, où Pérez se déclarait en « désobéissance civile » et avec « un groupe de militaires et de policiers », il appelé à un coup d’État contre le président constitutionnel, Nicolás Maduro. Les membres de l’équipage de l’hélicoptère ont exhibé une couverture où on lisait : « 350 : LIBERTAD », en allusion à l’article de la Constitution qui dit que le peuple « ignorera tout régime, législation ou autorité qui contrarie les valeurs démocratiques, les principes et les garanties ou porte atteinte aux droits de l’homme ».

Le chancelier Samuel Moncada a qualifié Óscar Pérez de « psychopathe » criminel qui fait se fait appeler « guerrier de Dieu ». Et il a condamné le silence des pays de l’Union Européenne et de l’Organisation d’États américains (OEA) devant ce qu’il a désigné comme des actions terroristes.

Quelques médias internationaux ont essayé d’occulter le fait ou l’ont présenté comme une opération de faux drapeau. Les autres l’ont exalté et l’ont glorifié. Au moment des attaques dans les deux bâtiments publics, se trouvaient des civils. Et bien qu’on ne compte pas de victimes, par sa nature et les effets qu’il cherchait à produire – perte de vies humaines (vu l’armement utilisé), contrainte psychologique et peur dans la population- ces actes peuvent être qualifiés de terroristes.

Comme on a dit plus haut, le terrorisme est l’usage illégal, calculé et systématique de la violence préméditée pour inculquer ou provoquer la peur et intimider une société. Comme tactique, c’est une forme de violence politique contre des civils et d’autres objectifs non combattants. Il s’agit d’une action indirecte, puisque l’instrument ciblé (des victimes qui ont rien à voir avec le conflit cause de l’acte terroriste), fréquemment sélectionné à cause de sa valeur symbolique ou choisi au hasard (cible occasionnelle), est utilisé pour susciter la peur, pour exercer une coercition ou pour manipuler une audience ou un cible primaire, à travers l’effet multiplicateur des médias, qui peuvent être utilisés comme véhicules de propagande pour discréditer et (ou) user le gouvernement.

À titre d’exemple, Orlando Figuera a été poignardé sur la place Altamira, aspergé avec de l’essence et transformé en torche humaine par des adversaires du MUD, et Barney Subero, un employé retiré de la Garde Nationale a été pris, torturé et assassiné en pleine rue à Cabudare, les deux par une bande opposante pour ressembler à des « chavistas ».

Vu ainsi, le terrorisme est plus que de la simple violence, qui implique la présence de deux parties, l’agresseur et la victime. Le terroriste a besoin d’une troisième partie qui peut être intimidée par le traitement infligé à la victime.

Il est inutile de dire que le maniement du langage appliqué aux mots terreur et au terrorisme a été utilisé, en général, comme un instrument sémantique par les puissants pays d’Occident et les médias à leur service. Dans ce sens, le langage qui est utilisé n’est en rien innocent : le mot terrorisme est toujours appliqué au terrorisme de l’autre, tandis que le sien est caché grâce aux euphémismes. Par exemple, « les combattants de la liberté » de Ronald Reagan dans le Nicaragua sandiniste [et en Afghanistan] et ceux de Donald Trump au Venezuela.

Bien qu’il n’a pas eu d’implications militaires graves, le cas de l’hélicoptère a semblé faire partie de l’escalade putschiste permanente contre Nicolás Maduro. Cela apparaît comme un précédent du plan d’opposition dénommé « Fase Final »[Phase Finale], qui cherche à augmenter les attaques pour semer le chaos dans la vie publique et augmenter la violence face aux élections de l’Assemblée Nationale Constituante.

Traduit de l’espagnol pour El Correo de la Diáspora par : Estelle et Carlos Debiasi .

El Correo de la Diáspora. Paris, le 6 juillet 2017

Communiqué de Citoyens pour la paix en Colombie

Historiquement les indigènes, les noirs et les paysans en général ont souffert de la dépossession de leurs terres, par des attaques violentes, et l’expansion de la guérilla et des paramilitaires. Surtout aux mains de ces derniers, les paysans ont perdu leurs terres et leurs dirigeants ont perdu la vie. La contre réforme agraire a totalisé huit millions de victimes. Aujourd’hui prévaut un modèle agro industriel et minier agressif et prédateur qui anéantit l’économie paysanne. Cela compromet fortement la sécurité alimentaire du pays et aggrave les inégalités.

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Bolivie: désinformation en direct sur France 2

Incident, ce 26 mai 2016, sur le plateau du magazine « Des paroles et des actes », animé par David Pujadas, avec comme invité Jean-Luc Mélenchon. Entendant démontrer au candidat présidentiel de « La France insoumise » que tous ceux qu’il a « pris en exemple » ont échoué, le « spécialiste économique » François Lenglet évoque, entre autres, le président bolivien Evo Morales qu’il traite publiquement de « corrompu ». Un article de Maurice Lemoine que vous pouvez retrouver ci-après  –  Article complet
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Venezuela, pierre de folie – Thierry Deronne

Il y a quelques années dans un cours magistral diffusé par la Sept/Arte, l’historien Marc Ferro comparait les actualités cinématographiques de la deuxième guerre mondiale. En observant les visages de ceux qui agitent des fleurs au passage de Hitler ou de Pétain, l’envie vous prenait d’arracher ce “nous autrefois” à son inconscience. Continuar leyendo «Venezuela, pierre de folie – Thierry Deronne»